Au son du piano mécanique

Ce ne fut tout d'abord qu'une modeste cabane en planches, baptisée le petit chaperon rouge par la clientèle. Elle fut équipée d' un tableau en guise d'enseigne, tableau peint par une habitante de Neuves-Maisons. Elle devint le rendez vous des chasseurs et même des pêcheurs matinaux qui se rendaient à Maron. Par la suite elle fut remplacée par un chalet de démonstration acheté à la foire exposition. L'endroit devint populaire, on venait s'y restaurer et danser au son d'un piano mécanique ou d'un accordéon. Certains se déplaçaient uniquement pour déguster le cochon fraîchement tué, nourri avec les glands de la forêt. A cette époque d'après guerre le besoin de s'amuser fit le succès de cette guinguette. Les années passèrent et ce charmant endroit fut fermé au début du deuxième conflit mondial.

En 1949 madame Deret rouvrit l'établissement pour conserver sa licence, mais en 1955, elle le loua à monsieur Delot, grossiste en boisson à Pont-Saint-Vincent, puis à monsieur Brasquères, restaurateur à Neuves-Maisons. En 1964 elle vendit le bâtiment à monsieur Brasquères qui en confia la gérance à une personne de confiance, Mme Erna lach surnommée "Nana" par la clientèle.

L'affaire fut reprise vers 1984 par Mr Michel Parmentier qui venait de perdre son emploi. Désireux de la rentabiliser, il y apporta tout d'abord quelques améliorations. L'électrification des écarts lui permit de supprimer l' encombrant et bruyant goupe électrogène. Par la suite, pour attirer une nouvelle et indispensable clientèle, il a restructuré entièrement les lieux et la guinguette et devenue une grande et coquette bâtisse en dur aux abords élègants. On est bien loin de la cabane en bois de 1920.

 
   
           
 
 
     
           
 
 
     
           
 
 
     
 
   
 
 

Le Chaperon Rouge a changé de propriétaire et a été rebaptisé L'Orée du Bois.

Vous avez un aperçu de l'intérieur mais pour agrandir les photos vous devez allez visiter son site en cliquant ici. Vous y trouverez tous les renseignements concernant ses menus, ses tarifs, ses jours et heures d'ouverture.

 
     
       
 
 

Cette nouvelle photographie nous a été envoyée par M. Jacques Munier, qui l'a accompagnée de ces explications :

Monsieur Charbonnier, Bonjour,

Voici la photo du "Petit Chaperon Rouge", tirée vers 1933-34. Les personnes que j’ai connues sont, de gauche vers la droite: la première m’est inconnue, puis, ma mère: Mme Noëlle MUNIER, née GÉRARDIN (veuve de Léon SAVERS, Café du Centre à Chaligny), la fillette vétue de blanc: sa fille, ma demie-soeur: Danièle SAVERS, derrière elle: une silhouette floue, c’est moi: Jacques MUNIER, fils de Constant Henri et de Noëlle Gérardin. devant le montant blanc: Mr Georges LABROCHE, (le clairon de l’Armistice de 1918), puis, son fils cadet: Charles LABROCHE, dit Charlot, puis, l’épouse du Georges: Mme Renée LABROCHE, née REVÉMONT, puis, Roger LABROCHE (leur fils ainé), puis, Solange MUNIER (ma demie-soeur) fille de Constant, Henri et de Virginie SALQUE. L’homme en casquette, appuyé sur la balustrade son surnom est "Le Pain Long" , (de Chaligny).

Je ne connais pas, je ne me souviens pas des autres personnes...!

Je vous en souhaite bonne réception Jacques MUNIER